Au-delà de mes propres réflexions, je partagerai également sur ce blog des écrits qui m’ont marqué. Aujourd’hui, j’aimerais faire découvrir un texte de Stig Dagerman que j’apprécie beaucoup. L’auteur y affirme que chaque être humain porte la responsabilité du destin de l’humanité, partout et à chaque instant. Chacun contribue donc à la sauver ou à la détruire selon sa capacité à aimer, à pardonner et à résister à la logique impersonnelle du pouvoir, incarnée par les grandes organisations. Ce texte est tiré d’un recueil de seize écrits, La Dictature du chagrin & autres écrits amers (Éditions Agone, 2009), où se mêlent critique sociale, engagement politique et réflexion morale, interrogeant la responsabilité individuelle, la domestication des esprits et la fragilité du pardon dans un monde de plus en plus déshumanisé.