Dans Le transhumanisme est un intégrisme (Les éditions du Cerf, 2016), l’écrivain français Mathieu Terence livre une charge polémique contre le transhumanisme, qu’il analyse non comme une simple perspective technoscientifique, mais comme une idéologie totalisante, porteuse d’une vision du monde cohérente, normative et profondément politique. Sous couvert de progrès, cette doctrine prône l’usage des sciences et des technologies – biotechnologies, neurosciences, intelligence artificielle, génétique – pour « améliorer » l’homme, augmenter ses capacités physiques et mentales, repousser le vieillissement et, à terme, abolir la mort. Mais pour Terence, cette promesse n’a rien de neutre : elle relève d’un scientisme intégral, qui entend s’imposer jusqu’« au cœur de ce qui configure l’humain », c’est-à-dire les neurones et les gènes.
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