Dans La barbarie douce. La modernisation aveugle des entreprises et de l’école (La Découverte, 1999 ; rééd. 2003), le sociologue et philosophe Jean-Pierre Le Goff analyse de manière critique les formes contemporaines de management et de « modernisation » qui se sont imposées depuis les années 1980 dans les entreprises et dans l’institution scolaire françaises. Ces méthodes, présentées comme émancipatrices, participatives et adaptées aux « mutations du monde contemporain », trouvent selon lui une part décisive de leurs sources dans l’héritage culturel mal digéré de Mai 68, repris et réinvesti aussi bien par une partie de la gauche que par le patronat et les élites managériales.
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